Description botanique des feuilles d'égopode

L’identification précise : un préalable indispensable à toute cueillette de plante comestible !

La cueillette fait partie de l’histoire humaine depuis l’aube de l’humanité… mais les savoirs nécessaires à la bonne identification des plantes ont souvent été oubliés en route. Alors que pendant des millénaires les connaissances relatives aux plantes ont été transmises de génération en génération, et très probablement acquises tout au long de l’enfance, en accompagnant les adultes sur le terrain, aujourd’hui, un certain apprentissage est indispensable pour pouvoir cueillir en toute sécurité.

En effet, si les plantes c’est naturel, cela ne veut pas non plus dire que toutes les plantes sont comestibles ! Parmi les quelques 12 000 espèces spontanées présentes en Europe, environ 200 sont toxiques, dont environ 65 mortelles à faible dose. C’est peu à côté des 1200 et quelques espèces comestibles, mais il suffit d’une seule fois pour mettre fin à toute expérience dans ce domaine…

Sureau noir en fleurs (Sambucus nigra)
Le sureau noir (Sambucus nigra) est utilisé depuis très longtemps, entre autres pour les propriétés médicinales de ses fleurs. Avant de les cueillir, il faudra s’assurer que l’on sait le distinguer du sureau hièble (Sambucus ebulus), toxique.

Alors concrètement, comment fait-on pour identifier une plante ?

Tout d’abord, on ne saute surtout pas à une conclusion sur la base d’une ressemblance. Membre de plusieurs groupes Facebook dédiés à l’identification des plantes, je remarque que c’est malheureusement souvent le cas, et c’est plus que regrettable : c’est dangereux !

L’identification correcte d’une plante ne peut se faire que sur la base de critères très précis, parmi lesquels :

  • la saison (on ne cherchera pas de l’ail des ours en automne, on ne cueillera pas des cenelles au printemps, etc.) ;
  • le milieu (humide, chaud et sec, ensoleillé, ombragé, sol calcaire, sol acide…)
  • le parfum ;
  • la présence ou l’absence de poils (et le genre de poils 😉 : courts, longs, doux, rêches au toucher…)
  • des critères botaniques qui demandent un minimum de connaissances en la matière (organisation des feuilles, feuilles simples ou composées, présence ou absence du pétiole et aspect du pétiole le cas échéant, forme du limbe, présence ou absence de stipules, organisation de l’inflorescence, nombre de pétales, etc.).
Cueillette de l'égopode
On cherchera l’égopode (Aegopodium podagraria) dans un milieu présentant une certaine humidité et on s’assurera de son identification grâce entre autres à la forme particulière du pétiole et à l’organisation peu commune des folioles.

Dans la plupart des ouvrages dédiés aux plantes comestibles, vous trouverez une introduction à ces termes botaniques : soit en début d’ouvrage, soit dans un glossaire spécifique.

Rien ne vaut cependant une expérience sur le terrain, avec un professionnel, qui sera à-même de répondre à vos questions, de vous accompagner lorsque vous hésiterez, et de vous montrer concrètement de quoi il est question. Il sera aussi possible d’obtenir des informations sur les confusions possibles, et les différentes manières d’être certain-e de son identification.

Les stagiaires apprennent à identifier des plantes sauvages comestibles
Pour savoir identifier une plante avec précision, il faut déjà savoir l’observer correctement.

Savoir choisir son stage

Toutefois, assurez-vous lors de votre inscription à la sortie ou au séjour que vous avez sélectionné que ces bases de botanique seront bien abordées !

Pour réellement acquérir les compétences nécessaires à la cueillette en toute sécurité des plantes rencontrées au cours de la journée (ou du séjour) proposé(e), il faudra en effet privilégier le temps passé avec les plantes rencontrées. Un apprentissage précis sera nécessaire, comprenant le nom latin des plantes étudiées, des termes botaniques appropriés, l’éducation du regard et de tous les sens à mettre en oeuvre pour l’identification, et des notions relatives aux grandes familles botaniques rencontrées. Le but de ces sorties et ces séjours doit être une réelle transmission de connaissances, qui doit permettre aux personnes qui les suivent de retourner seul-e-s cueillir les plantes abordées en cours de sortie / séjour.

C’est ce que j’ai à cœur de transmettre au cours des divers stages que je propose tout au long de l’année, que ce soit les journées sur le terrain, les mini-séjours terrain et atelier cuisine, ou les séjours identification, cueillette et cuisine (4 jours).

A chacun son format !

Les sorties découvertes (durée 2 h)

  • Rencontrer quelques plantes comestibles de saison ; apprendre à les connaître avec la vue, le toucher, l’odorat
  • Se familiariser avec certains de leurs critères d’identification
  • Découvrir certaines de leurs propriétés et de leurs utilisations en cuisine

Les journées « Saveurs de la nature : découvertes végétales & culinaires »

  • Découvrir personnellement chaque plante rencontrée, avec la vue, le toucher, l’odorat
  • Apprendre les bases de la botanique pratique à mettre en œuvre pour une identification correcte
  • Éduquer son regard pour savoir ce qu’il faut observer pour identifier chaque plante rencontrée au cours de la sortie
  • Bénéficier d’un climat de bienveillance pour poser toutes les questions que l’on peut avoir, et même faire répéter ce qu’on n’a pas compris ! 😉
  • Être capable de retourner cueillir seul-e les plantes étudiées au cours de la journée
  • Se familiariser avec le nom latin de chaque plante rencontrée
  • Connaître les utilisations culinaires des plantes rencontrées, les nutriments qu’elles contiennent, et certaines de leurs propriétés
  • Faire le point sur les consignes de sécurité au cours d’une cueillette et les questions relatives aux parasitoses
  • Découvrir les saveurs de certaines des plantes rencontrées, au cours du pique-nique sauvage concocté par mes soins 🙂

Les mini-séjours « Trésors de la nature : de la cueillette à l’assiette » (2 jours)

  • Découvrir personnellement chaque plante rencontrée, avec la vue, le toucher, l’odorat
  • Apprendre les bases de la botanique pratique à mettre en œuvre pour une identification correcte
  • Éduquer son regard pour savoir ce qu’il faut observer pour identifier chaque plante rencontrée
  • Bénéficier d’un climat de bienveillance pour poser toutes les questions que l’on peut avoir, et même faire répéter ce qu’on n’a pas compris ! 😉
  • Être capable de retourner cueillir seul-e les plantes étudiées
  • Se familiariser avec le nom latin de chaque plante rencontrée, sa famille et avoir des notions de critères communs aux familles
  • Connaître les utilisations culinaires des plantes rencontrées, les nutriments qu’elles contiennent, et certaines de leurs propriétés
  • Faire le point sur les consignes de sécurité au cours d’une cueillette et les questions relatives aux parasitoses
  • Réfléchir à la place de l’humain dans la nature
  • Découvrir les saveurs des plantes rencontrées au cours du dîner découverte
  • Cueillir des plantes ensemble
  • Se familiariser avec les bases de la cuisine sauvage et cuisiner les plantes cueillies au cours de l’atelier cuisine
  • Pouvoir de nouveau préparer les recettes de l’atelier cuisine grâce aux fiches recette adressées sur la boîte mail

Les séjours « En route vers l’autonomie : identification, cueillette & cuisine sauvage »

  • Découvrir personnellement chaque plante rencontrée, avec la vue, le toucher, l’odorat
  • Apprendre les bases de la botanique pratique et faire le point sur les connaissances acquises grâce aux fiches de suivi fournies en début de stage
  • Éduquer son regard pour savoir ce qu’il faut observer pour identifier chaque plante rencontrée
  • Apprendre à se servir d’une flore pour procéder à une identification
  • Réviser chaque jour les acquisitions des jours précédents grâce à des jeux et activités en équipe
  • Bénéficier d’un climat de bienveillance pour poser toutes les questions que l’on peut avoir, et même faire répéter ce qu’on n’a pas compris ! 😉
  • Être capable de retourner cueillir seul-e les plantes étudiées
  • Commencer à avoir une certaine autonomie pour procéder seule-e à des identifications
  • Apprendre le nom latin de chaque plante rencontrée, sa famille et avoir des notions de critères communs aux familles
  • Connaître les utilisations culinaires des plantes rencontrées, les nutriments qu’elles contiennent, et certaines de leurs propriétés
  • Faire le point sur les consignes de sécurité au cours d’une cueillette et les questions relatives aux parasitoses
  • Réfléchir à la place de l’humain dans la nature
  • Découvrir les saveurs des plantes rencontrées au cours du dîner découverte
  • Cueillir des plantes ensemble
  • Se familiariser avec les diverses possibilités de la cuisine sauvage et cuisiner les plantes cueillies au cours des 3 ateliers cuisine
  • Pouvoir de nouveau préparer les recettes des ateliers cuisine grâce aux fiches recette adressées sur la boîte mail
  • Apprendre à créer de nouvelles recettes avec les plantes sauvages, au cours de l’atelier cuisine pour préparer le repas festif du dernier soir !

Retrouvez tous les formats et toutes les dates de l’été 2020 ici !

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